Sophie-Eléonore BARFUSS OSIO nous présente un métier méconnu et bienveillant. Une pratique de confort et de bien-être pour “chouchouter” et accompagner le grand âge.

Le vieillissement n’est pas un processus simple à accepter… Les personnes âgées que je rencontre me parlent beaucoup d’elles. Et ce besoin considérable d’attention, malgré celle apportée par la famille et les soignants, semble rarement pouvoir être assouvi : les enfants peuvent venir régulièrement, les soignants se montrer aux petits soins, ou les activités proposées par exemple en EHPAD être variées, le temps paraît long à certains…

Le Gérontopraticien est un spécialiste des soins de confort et bien-être pour personnes âgées, qu’elles soient autonomes, en perte d’autonomie, fragilisées par la maladie ou le handicap, voire en fin de vie. Il intervient également auprès des aidants qui peuvent être épuisés par l’accompagnement quotidien d’un proche en perte d’autonomie. Dans cette approche, j’utilise le toucher sensoriel, un toucher bienveillant, dont le but est de réconforter la personne dans ce qu’elle est, à un moment de sa vie où justement le vieillissement, la maladie ou le polyhandicap peut avoir une incidence psychologique, voire physique sur sa vie de tous les jours.

… Cela procure un apaisement, un soulagement, un accompagnement je dirais pour mieux vivre sa vieillesse, ainsi qu’une aide au lâcher prise. Cela permet aussi de retrouver une certaine joie de vivre et d’apaiser les troubles anxieux. Je crois aussi beaucoup à un impact positif sur l’estime de soi : je suis convaincue que dans les soins de confort et de bien-être, les personnes arrivent à se sentir choyées et écoutées (même sans échange verbal), et que leur estime de soi est valorisée.

… simplement voir une personne déjà retrouver le sourire ou s’endormir alors qu’elle était agitée ou me serrer la main avec les yeux pleins d’émotion, ça n’a pas de prix!

Selon la définition de l’OMS, la Santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Si, en parallèle de l’approche médicalisée, on ne s’intéresse pas à la qualité de vie des personnes âgées, à quoi d’autre peut-on s’intéresser? La plupart d’entre elles n’a que faire du côté matériel – ce n’est pas de leur acheter une nouvelle paire de pantoufles ou un nouveau bracelet en or qui fait qu’au quotidien elles se sentent mieux dans leur corps, ni dans leur tête. C’est vraiment leur prodiguer de l’attention et s’intéresser à comment elles vivent le quotidien grâce à un temps de qualité qui importe.

Retrouver l’intégralité de cette interview : interview de Sophie Eleonore Osio

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